Geste n°1 : « Avec mon corps ? On vit d’amour et d’eau fraîche. »

Il y a quelques dizaines de top model internationales et plus de 3,8 milliards de femmes dans le monde qui ne leur ressemblent pas !

Il est peut-être temps de valoriser toutes les formes de beauté…

Si l’idée de s’accepter telle que l’on est n’est pas nouvelle, elle a pris de l’ampleur ces dernières années sur les réseaux sociaux : on parle désormais de mouvement « body positive ».

Qu’est-ce que c’est ? Un mouvement social en faveur de l'acceptation et de l'appréciation de tous les types de morphologie, hors des normes. C’est tentant, n’est-ce pas ?

On ne vous promet pas d’y arriver du jour au lendemain mais vous pouvez vous entraîner : regardez-vous dans un miroir et commencez par vous concentrer sur vos qualités. Passez ensuite aux parties de votre corps que vous n’aimez pas et essayez de les regarder avec bienveillance. Pensez par exemple à tout ce que votre corps vous permet de faire, à ce qu’il a traversé de bon ou de moins bon.

En bref, essayez de l’accepter là où il en est à l’instant présent.

Et surtout, surtout, surtout : prenez soin de vous.

> Le chiffre qui en dit long : à peine 22 % des femmes françaises interrogées dans un sondage récent s’estimaient jolies.

* Source : sondage Ifop pour Naturavox de 2019

Geste n° 2: « La surconsommation ? J’achète pas ! »

86 % des Français aimeraient vivre demain dans une société où la consommation prendrait moins de place*. Ne plus acheter de manière compulsive, éviter d’accumuler, se concentrer sur l’essentiel : cet élan vers une consommation plus raisonnée et choisie peut aussi s’appliquer à la salle de bain en adoptant quelques gestes simples.

Tout d’abord, posez-vous les bonnes questions :

de quoi avez-vous besoin ?

Qu’est-ce qui vous fait du bien ?

Quelle est la nature de votre peau, de vos cheveux ?

Ne pas acheter de produits sur un coup de tête ou pour suivre une tendance qui ne vous correspond pas forcément permet déjà de réduire le nombre de produits dans ses placards.

On peut évidemment avoir envie de changer de produit ou de soin, mais souvent, cela peut attendre : aussi prenez l’habitude de bien finir un produit avant d’en acheter un nouveau.Enfin, de nombreux produits d’hygiène sont désormais faits pour toute la famille, alors, autant en profiter pour les partager !

> Petite astuce : personne n’est à l’abri d’un achat raté, mais on peut toujours détourner l’usage de certains produits plutôt que de les jeter, par exemple : mélanger un fond de teint et une crème de jour permet de le rendre plus fluide, un rouge à lèvres trop vif peut faire un parfait blush et un shampooing peut servir à nettoyer des pinceaux de maquillage.

* Source : Baromètre Greenflex Ademe 2019

Geste n°3 : « Des produits plus clean, ça me donne bonne mine. »

C’est une bonne nouvelle : dans la cosmétique comme dans l’alimentation, la tendance est aux produits plus naturels, dont on a une meilleure connaissance de l’impact environnemental et de leur importance pour notre peau, notre corps ou nos cheveux.

Mais comment s’y retrouver ?

Plusieurs applications existent qui permettent d’obtenir des informations sur les produits de beauté simplement en scannant leur code barre.
Cependant, un coup d’œil sur la composition permet déjà de se faire une idée soi-même : on peut reconnaître un produit plus clean à sa formule minimaliste composée depeu d’ingrédients mais de qualité et d’origine naturelle.Ce produit sera contenu dans un emballage recyclé et/ou recyclable.

Il est bon de s’intéresser également aux engagements et politiques dedéveloppement durable des entreprises afin de s’assurer que les produits soientfabriqués avec un impact environnemental le plus réduit possible etdans des conditions sociales éthiques.

Pour celles qui veulent aller encore plus loin, sachez que la cosmétique solide présente un super profil environnemental : moins consommatrice d’énergie et d’eau pendant sa fabrication, et proposée dans un emballage réduit, elle a tout pour plaire !

 

> Le saviez-vous ?: un shampooing solide de 85 g comme celui de N.A.E. ou Nature Box équivaut à environ deux bouteilles de 250 ml.

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Geste n°4 : « Je table pas sur le jetable. »

On le sait maintenant : le tout jetable et les accessoires à usage unique sont une catastrophe pour l’environnement !
Heureusement, il existe de nombreuses alternatives tout aussi pratiques et efficaces.

Exit les cotons et lingettes à usage unique : on trouve désormais de très jolies lingettes et disques lavables pour se démaquiller
Pour le nettoyage des oreilles par exemple, il existe des oriculis, des cure-oreilles écologiques.
Quant aux brosses à dents en bambou, elles sont plus responsables que celles en plastique.
Enfin, des accessoires naturels connus depuis la nuit des temps en France ou dansd’autres régions du monde mais oubliés depuis ont fait leur(ré)apparition dans nos salles de bain comme les éponges konjac,le gant de loofah, ou la pierre ponce.

Et vous, quelle sera votre routine beauté ?

Du côté de l’hygiène intime aussi, des progrès ont été faits pour remplacer les produits à usage unique :
à vous de choisir ce qui vous convient le mieux entre les protège-lingerie lavables, une cup ou des culottes menstruelles.

 

> Le saviez-vous ?: depuis le 1er janvier 2021, il est interdit de vendre de nombreux petits produits en plastique à usage unique tels que les cotons-tiges, pailles, gobelets, verres, couverts, assiettes, touillettes, boîtes en polystyrène expansé ou encore confettis en plastique.

Geste n°5 : « Les bonnes choses, je les dose. »

Pour les produits de beauté comme dans beaucoup d’autres domaines, quantité ne rime pas nécessairement avec efficacité.
C’est même parfois l’inverse : une trop grande dose de shampooing par exemple peut exacerber un cheveu gras.
Il est donc bon pour soi comme pour la planète de savoir doser.

Reprenons le cas du shampooing : on modulera évidemment en fonction de la texture et la longueur de ses cheveux, mais en moyenne l’équivalent de 2 cuillères à café suffisent.

Pour le corps, le savon reste le produit le plus écologique et économique, mais si vous ne pouvez pas vous passez de votre gel douche préféré, sachez que l’équivalent d’une pièce de 2 € suffit.

Ça y est, vous êtes parfaitement propre !
Passons maintenant aux dents : une noisette de dentifrice suffit.

Pour être encore plus précis, on ne doit pas appliquer le dentifrice sur toute la longueur de la brosse à dents mais uniquement sur sa largeur.

Enfin, concernant les soins du visage, là encore, des justes doses vous feront gagner en efficacité tout en économisant vos ressources et celles de la planète : pour les produits très concentrés comme les sérums et les huiles ou encore les soins des contours de l’œil, l’équivalent d’un petit pois suffira. Pour hydrater son visage et son cou, une noix de crème de la taille d’une pièce de 1 € sera parfaite.

 

> Faites le calcul : essayez d’estimer combien d’euros vous économiserez en un an en utilisant l’équivalent chaque jour d’une pièce de 1 € pour votre crème hydratante :)

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Geste n°6 : « Gâcher de l’eau, je dis : pas coule ! »

L’eau est une ressource naturelle vitale et précieuse qu’il faut préserver.
On peut chacun y participer en changeant facilement quelques habitudes.

Commençons par l’hygiène corporelle qui représente 39 % de la consommation d’eau des foyers, loin devant les sanitaires (20 %), le linge (12 %) ou la vaisselle (10%)*. Car si c’est le premier poste de dépense, c’est aussi celui sur lequel on peut faire le plus d’économies !

Il existe bien sûr un premier geste évident :
privilégier les douches aux bains et les douches courtes aux douches longues pour économiser beaucoup (beaucoup) d’eau…
Pensez aussi à fermer le robinet dès que vous n’utilisez pas l’eau : pendant que vous vous savonnez le corps, les cheveux ou que vous vous brossez les dents.

Bonne nouvelle : on peut garder le plaisir d’une pression d’eau suffisante tout en utilisant moitié moins d’eau en s’équipant d’un pommeau de douche écologique.

Enfin, il existe parfois un phénomène plus discret mais très consommateur d’eau au final : les fuites. Un robinet qui laisse couler juste des gouttes représentera tout de même une consommation de 4 litres par heure soit 35m3 par an, c’est-à-dire une dépense d’une centaine d’euros. Une fuite de chasse d’eau peut quant à elle faire perdre jusqu’à 220m3 par an soit 684€.

 

> Faîtes le calcul ! : un bain nécessite entre 150 et 200 litres d’eau, une douche sans couper l’eau environ 60 litres et une douche courte en coupant l’eau pendant que l’on se savonne environ 20 litres. Avec une douche par jour 365 jours par an, combien d’eau allez-vous économiser ?

 

Source : agence parisienne du climat. * Centre d’information sur l’eau

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Geste n°7 : « L’eau froide ? Moi ça me chauffe ! »

Si l’eau chaude est nécessaire lorsque l’on fait la vaisselle pour dégraisser une poêle ou bien nettoyer une casserole, ce n’est pas du tout le cas de votre corps !
Au contraire, la chaleur peut même décaper la peau et nuire à la circulation du sang.

L’eau froide, elle, est connue pour stimuler la circulation sanguine,
ce qui est bon pour les jambes mais aussi pour le cœur.
Mais ce ne sont pas les seules vertus que l’on attribue aux douches froides :
lutte contre les insomnies, meilleure hydratation des cheveux, action sur le poids ou encore effet anti-stress.

Ce serait dommage de s’en priver alors que c’est également meilleur pour la planète : en effet, chauffer l’eau nécessite une grande quantité d’énergie et le temps que l’eau chauffe, les premiers litres sont souvent gâchés.
De plus, on a a priori tendance à rester plus longtemps sous une douche chaude que froide, ce qui joue sur la consommation totale.

Évidemment, on ne vous conseille pas de vous jeter à l’eau … froide du jour au lendemain ! Mais vous pouvez vous y mettre en baissant la température progressivement, et adopter le réflexe de vous laver les mains et les dents à l’eau froide et non tiède.

 

> Pensez-y : se laver le visage à l’eau froide est aussi très bon pour la peau et donc pour le moral !

Geste n°8 : « Gaspiller, j’en ai ma dose !»

Bien sûr, on ne gaspille pas volontairement les produits, mais parfois, de mauvaises habitudes nous amènent à gâcher une partie de nos produits d’hygiène beauté. Certains gestes simples permettent d’améliorer encore nos habitudes de consommation.

Ainsi, en mettant un peu d’eau au fond des flacons de shampooing et gel douche, on dilue ce qui reste de produit pour l’utiliser jusqu’à la dernière goutte. De même, pour ne pas laisser de dentifrice au fond du tube, il faut le faire remonter vers la sortie en enroulant le tube de façon serrée.
Bien fermer les produits en tube évite que ceux-ci sèchent et cela permet de les utiliser jusqu’au bout.

Globalement, pour ne pas gâcher les produits, quelques règles simples s’imposent : ne pas les accumuler et les utiliser plutôt les uns après les autres ; les refermer après usage ; les conserver dans de bonnes conditions (dans un endroit propre et sec) ; et connaître leur durée d’utilisation après ouverture (sur l’emballage on peut trouver une date limite ou bien une durée d’utilisation indiquée dans le symbole du pot ouvert).

 

> Pensez-y : on peut recycler les petits bouts de savon restants pour en recréer un nouveau : il suffit de les faire fondre dans une casserole avec un peu d’eau et de verser le liquide dans un moule à gâteau (type madeleine ou cupcake). Une fois solidifié il suffit de démoulez le nouveau savon !

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Geste n°9 : « Pour trier ? Je mets le paquet »

S’il est évident pour beaucoup de jeter sa bouteille d’eau en plastique ou une brique de lait dans le bac de tri, cela se complique parfois avec les produits de beauté : où mettre le déodorant en stick ? Et à bille ? Le rouge à lèvre ? Le shampooing ?

Pas de panique, on vous dit tout.

Globalement, sachez que les règles de tri de la cuisine s’appliquent à la salle de bain : les flacons en plastique (ex : shampooing, gel douche), les emballages en métal comme les aérosols (laque, spray, mousse, déodorant) ou certains tubes, les étuis en carton, et les notices en papier vont dans le bac de tri.

Les pots et flacons en verre vont eux dans le bac pour le verre. Jusque-là, tout va bien.

En revanche, certains emballages ne disposent pas encore de filière de recyclage : les produits de maquillage, les tubes et pots en plastique ou les déos en stick. Cependant, dans certaines communes, on peut tout de même les mettre dans bac de tri (celles qui acceptent tous les emballages en plastique), dans d’autres pas encore — cela viendrapatience, l’harmonisation des consignes de tri nationale est en cours.

En attendant, pour savoir où mettre votre déo dans votre commune, rien de plus simple, rendez-vous sur ce site des consignes de tri : https://www.consignesdetri.fr

 

> Le saviez-vous ? Une fois recyclé, le plastique peut servir à fabriquer des polaires, un arrosoir, un banc, à rembourrer des couettes ou une peluche, ou encore à redevenir un flacon en plastique !

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Geste n°10 : « Tout seul j'ose, ensemble on change les choses !»

Préserver l’environnement est à la fois une affaire individuelle et collective : chacun à son échelle peut agir mais c’est tous ensemble que cela aura vraiment de l’effet.

Adopter un discours culpabilisant ou moralisateur envers les personnes non sensibilisées à la
question aide rarement à les convaincre de la nécessité d’améliorer leurs habitudes …
en revanche, leur proposer des solutions simples et agréables, ludiques, pratiques, économes,
montrer l’exemple ou encore les entraîner dans de bonnes pratiques —
aller ensemble à vélo au travail — peut marcher, et vaut la peine d’essayer.

Il y a enfin d’autres personnes dont l’avenir de la planète dépend, qui sont tous prêts à
apprendre et qui feront d’excellents ambassadeurs d’un mode de vie plus durable,
vous les connaissez déjà : les enfants ! Apprenons à nos enfants comment protéger
l’environnement car comme le disait Saint-Exupéry :

« Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants ».

 

> Pour aller plus loin : Vous pouvez calculer votre empreinte carbone ou celle
de votre foyer en répondant ici à quelques questions concernant votre mode de vie : https://www.henkel.fr/developpement-durable/calculateur-dempreinte-carbone